Emile et Ida, version cottage anglais pour l’hiver
Cette saison, Emile et Ida installe ses collections dans un cottage de campagne, quelque part du côté des contes du Nord. C’est même le titre du premier chapitre, « Cottage Anglais » et ça se sent dans chaque pièce, des couleurs jusqu’aux matières.

La marque existe depuis 2010, fondée par Delphine Papiernik, et elle n’a jamais vraiment changé de direction : matières naturelles, fabrication en Europe et en Inde, une idée de l’enfance qui refuse le mini-adulte. Quinze ans plus tard, on reconnaît toujours cette écriture bohème mais soignée.

Ce qui saute aux yeux en premier, c’est le velours. Il est partout : pantalons, jupes, salopettes, épais, côtelé, dans des tons terracotta ou vert olive qui donnent tout de suite envie d’un plaid et d’un feu de cheminée. Les mailles suivent le même mouvement : grosses, moelleuses, avec des capuches doublées en laine mérinos pour les trajets d’école les plus froids.

Côté couleurs, on est loin du pastel habituel de la marque : un rouge profond presque grenat, du terracotta, de l’olive, quelques touches de rose poudré et d’écru brut. Les imprimés fleuris (bucolique, fleurs des bois, sakura) sont toujours là, mais posés sur des formes plus classiques : robes smockées, blouses col Claudine, jupes brodées à volants. Même le denim se fait broder ou piquer d’un point de croix pour rentrer dans l’ambiance.

Et puis il y a cette manie de superposer : un gilet en crochet sur une blouse, un pull sans manches sur un col Claudine, une manche brodée qui dépasse d’une salopette en velours. Rien de figé, plutôt une façon d’empiler les couches selon le froid du jour, sans que ça fasse jamais trop habillé.

Nos coups de cœur
La robe brodée (bleu ou vert olive, dès 85€) ou galon en velour framboise qui ont ce petit côté cérémonieux qui les distingue d’une robe du quotidien, sans en faire trop.
Le cardigan noeud, en rouge ou rose à partir de 89€, est de ces pièces qu’on ressort trois hivers de suite parce qu’il se porte sur tout : une robe, un jean, peu importe.
Pour les trajets glacés, la capuche en laine mérinos rouge à 75€ fait le travail sans discussion.
Le pull irlandais torsadé écru (dès 109€) apporte un peu de sobriété au milieu de tous ces imprimés : une pièce plus intemporelle, presque un basique.
Rien de révolutionnaire dans cette collection, et c’est sans doute ce qu’on lui demande en hiver : du chaud, du doux, et une histoire à raconter en l’enfilant.
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